textes

Se sentir comme des cochons

je t’offre une toute nouvelle porcherie:
cette position, c’est comme d’être une enfant qui te suce,
et l’odeur de ton sexe est si forte
le goût en est un de fromage

vite vite

— assujetie à l’engrenage trop rapide —

les événements me dépassent.
je vis dans un passé relatif.
j’ai peine à croire à ce qui m’entoure.
déjà les ours n’ont plus de territoire.
et je me sens comme eux.

Where are you?

Where are you?
Are you hiding from me?
Are you still looking for things that no-one else can see?

Where are you?
Are you in some place that we cannot reach?
Are you bathing in moonlight or drowned on the beach?

Where are you?
Are you surrounded by things we cannot penetrate?
Is the cage you love the home you also hate?

Your fear of death attracts such strange objects
Smothering you, hiding you, don’t let it spoil you
Show yourself so the others may see you
So the others may feed you
They want to be near you

If you can’t get enough of your hypnotic injection
Then it’s time to put an end to this invalid function
Poor little ghost boy
Let me be your human toy

Where are you?
No-one’s seen you for years
Have your wounds grown wings? Are you feasting on fears?
I can see your dark corona is eating into you
You’re surrounded by things we cannot penetrate
Is the cage you love the home you also hate?
Life lies with the scissors inside her
The surgeon was a butcher
All of us are wounded, anaesthetised in A.E.
Numbed by stuff we should not see
Each of us lies bleeding
Our rivers intermingling
Poor little ghost boy
Let me be your human toy

I’ll wrap my last kiss in a bandage

Jhonn Balance from COIL - Music To Play In The Dark Vol.2

enivrement

l’effet euphorisant de l’alcool me rend extatique lors de soirées arrosées où les gens sont willing pour PARTÉ! ces soirs-là, je flotte littéralement de bonheur!

mais les lendemains sont difficiles. je visite les coins tordus dedans ma calotte cervicale. je voudrais m’effacer.

combien de temps cet effet dure? aujourd’hui, après 3 jours, je vois une petite amélioration.

je veux passer à une autre étape que j’appelle «karate-kid»: faire du rangement/ménage = bouger mon corps dans toutes les directions nécessaires pour accomplir les tâches que je me donne à exécuter.
mais à date, j’ai pas commencer.

Leave it blank

Empty what’s full

Fill what’s empty

Scratch when it itches.

Werner Herzog or Dieter Dengler /

hypo 09

Si je vois que l’on s’éloigne, que tu te baignes dans l’indifférence de l’habitude, et moi de même, REplanter ensemble des arbres communs sera-t-il encore possible?

Té vraiment sérieuse. Cé la vrairité.

L’amour est une arête ainsi qu’un steak

Comme un poisson épris d’une vache folle
Qui se sauve pied-au-cul
Lui qui avale de l’eau
Parce qu’il la poursuit et va trop vite
Fruits d’amour délaissés depuis nombre d’années

Elle à cornes qui fonce-droit dans un arbre
Ses pis gigotant d’ogm
L’hystérie collective la gagnant
Elle tombe dans le lac du poisson.

Qu’un mince coup d’oeil
N’ont pu échanger
Ces amoureux transies,
Lui, étouffé, elle, essoufflée

Quelqu’affamé passait par là.
Ce qui devait arriver arriva.

Ô grand jamais

Mon coeur est une ventouse
Ainsi que mon corps
Plantes-y ta graine
Ô grand jamais

Dans un lieu clos sous vide
J’ai volé les corps à l’état pur
Pour préserver le coeur et l’épiderme
J’aurais voulu pétrifier l’émoi
Mais ta croyance est incandescente
Ô grand jamais

Tes baisers tes larmes tes gémissements
Tes mains ton torse tes cuisses
Ta peur tes potions tes poils
Tes semences l’enfant en toi en moi
Ô grand jamais

Que sommes-nous?
Sinon quelque chose qui imagine être plus que ce qu’elle est.
Humain trop humain
Je suis la peur incarnée
Ô grand jamais

Lorsque ma pelure s’acharne
Tes mains velues s’ouvrent en triangle sur moi
Ce pourrait être d’amour pour toujours
Ô grand jamais
J’aurais cru mien le nôtre

La perfection

La perfection est atteinte, non pas lorsqu’il n’y a plus rien à ajouter, mais lorsqu’il n’y a plus rien à retirer.

Antoine de Saint-Exupéry

REnéo

je sème des fleurs jaunes au printemps

j’ai trouvé mon bouclier et mon aspiration s’intensifie

je nourris un feu sacré

ma tribu danse

Le bouddhisme du bouddha

«Par le rejet de la convoitise, de la mauvaise volonté et de toute erreur, tu atteindras le nirvâna. (Mahâ Parinibbâna Sutta).»

Alexandra David-Néel, Le bouddhisme du bouddha, p.244

Comme-union

Je ne suis pas propriétaire et l’État, le voisin-peuple-terroir, ma communauté, m’appuie en faisant de même.

La terre est sur toi

je recouvre ton corps comme s’il était un cadavre
ainsi je me fais des montagnes
que je piétine autant que possible
jusqu’à l’extrême fatigue
d’avoir nourri tant de haine

hypo 08

Je vous le dis: Les chats n’aiment pas que l’on devine leurs intentions
OU
Si l’on peut s’imaginer ce que l’on veut, je réinvente tout

Le coup de ce monstre

«Frappe-moi!» elle me demandait.
Et moi qui pendant tout ce temps m’imaginais te frapper dans les côtes…

coeur de seiche, tu glousses rigide
rancoeur en gorgées d’orgueil
Tu blesses tel ton vautour qui est sans faille

Toi, ce monstre que j’ai rencontré
Toi, ce monstre qui continue à me hanter

Sainthèse

Tout voir et goûter ce qui pousse.

Comme les saints hommes se dévorent entre eux par plaisir

Lorsque l’amour se loge entre mes cuisses que tu pousses plus creux à faire jaillir la fontaine salée, je trempe

Lorsque tu REagis jusqu’à ce que tu pleuves, je m’intensifie.

hypo 07

Plus souvent qu’autrement, je pense à des orgasmes multipliés par toi, lui et lui aussi.

Si la bonne humeur et la joie dépendent du sexe consommé-jouissif, je suis un céleri mou ou une carotte qui pleure.

Si tu t’érigeais devant moi, lys comme un vert et facile, tu finirais par avoir les pieds tout-mouillés.

Hé.VIDE.Amant

tu fus l’éternel qui alimentait le cours de mes choses
tes flagelles flattaient la matrice qui t’expirait
ce sont de fines aiguilles qui alimentent ton sang
ta puanteur trans perçait mes narines crottées
ça n’aura jamais été moi
à-mer et floue de déception
à te voir jouir à te défaire
ainsi tu te résumes ruine-robuste
y aurait-il un peu d’avenir là-dedans?

hypo 06

Peut-être me crains-tu ?
Peut-être qu’inlassablement tu rêves de moi ?
Peut-être suis-je fabriquée que de faux à tes yeux aveugles ?

Je serais étendue sur le ventre et toi, sur moi à me remémorer le goût de l’eau qui coule partout.
Évidemment, je suis sans mot. Comme un crabe-fantôme qui court pour retrouver son coeur séché.
J’aimerais que tu m’aimes, moi-apeurée.

L’Inflige

Si l’on ne permet pas aux hommes de se manger entre eux, pourquoi nourrir des poulets de poulets et de leurs excréments ?

 
Peut-on réellement s’autodigérer ?

hypo 05

Si ton fond ne me reconnaît pas comme d’essence à son flux - et qui pourrait t’en vouloir -, j’alimente mon noyau collaborateur qui me montre le gré du vent-ami en gardant ma mémoire-amour intacte.

J’ai perdu ta confiance. Et je ne peux rien y faire.
Ça a été moi. C’est moi. Et je serai toujours ça pour toi.

hypo 04

Si j’écoutais mon coeur, j’irais t’embrasser tu-suite. Mais je sais trop bien que l’équilibre du recul est fragile.

Le Coquelicot te donne le rire-jaune.

hypo 03

Si je volais d’extase avec toi, mon coeur nu-flambant brûlerait le soleil. Si l’amour était possible, c’est ce que nous ferions ensemble à l’infini.

Si l’univers s’éparpillait sur nos papilles respectives, l’eau à la bouche dégoulinerait sur nos pieds, la terre humidifiée par la vase concupiscente de nos états compliqués.

Si tu savais l’humeur dans laquelle je baigne quand tu t’approches, tu irais me décrocher la lune à en oublier le St-Coquelicot que tu veux tant.

Je suis la brute qui domine ton tubercule arrosé. Ainsi j’enveloppe ton myocarde dangeureux.

hypo 02

Si les bêtes-à-écume arrivaient à jouir d’aimer, la géhenne et toutes ses chiennes se dévoreraient entre elles. Nous formerions un monde sauvage dans l’immédiat.

hypo 01

Si le blé-dinde venait de l’Inde et qu’il serait des coquelicots, les vaches chasseraient les dragons.

Tel.LE-que…

L’univers est tel que nous nous l’imaginons.
Les méchants sont méchants tels que les gentils sont gentils.
La douleur qui vous brise le coeur, vous brise littéralement le coeur.
Quand vous haïssez, votre chimie interne se fige et se durcit.
Quand vous aimez, vous vous alimentez en électricité positive.

Je suis telle que vous m’imaginez; mais plus encore celle que j’imagine être moi-même.

Adviendra ce que vous osez imaginer plus longtemps.
La formule est ainsi faite.
Le leurre est au bonheur ce que le malheur ignore.
La philosophie de bas-étage ne rencontre jamais le plafond.

su’l'neutre

Je suis le vide. Je veux le rester. Mais aussi m’époumoner. À vouloir m’entendre crier. À ne plus rien désirer. Ni espérer.

Ou contourner la passion sans la délimiter. Ni l’identifier. Pénétrer à l’intérieur, parce que la peur se meurt.

Panser la blessure. Effacer l’usure.

 

Jeter à la poubelle est
plus facile à faire qu’éviter de tout larguer
à la bouche d’égout.

+fini+ devient l’état de toute chose,
+absorbé+ comme une gorgée dont on s’est délectée.

_incarnée/désenchantée_

Les baleines

Les baleines mangent des sacs de plastique, en pensant que ce sont des méduses ou anémones, et que ça leur fait éclater le foie.

 

Les baleines plastiques nous mangeront le complexe de Dieu.

C’est quand elles ouvriront la bouche que nous pourrons les voir grandeur nature dans toute leur magnificence malgré leur allure trans.

Nous y verrons le Divin nous faire coucou.
Et il dira: «T’as eu ta chance, là, tu l’as pu. Essaye de t’sauver tant qu’tu voudras, a-t’aval’ra.»

Et la baleine de rétorquer avant sa gorgée: «(Gulp*) C’est toi mon anémone. Je t’aime (Re-Gulp**).»

À chacun sa sauvette. On trouve pas toujours la poudre d’escampette.

*Gulp: grosse gorgée
**Re-Gulp: plusse grosse gorgée

Fratrite

Baie des cochons

Invasion en pâmoison

Viande hachée mon fils

Foutre-mitraillette

Ennemi-cadavre

J’aime haïr

Arnold-roi

Re-trace Debelliou

Queue en moi

Marionnette cé moi

J’assassine pour toi

Torture et moi

Tu es le roi

Dieu cé toi

Jésus cé moi

God bless America.

La solitude

« La solitude ne vient pas du fait qu’il n’y ait personne autour de nous, mais d’être incapable de communiquer les choses qui nous semblent importantes, ou de ne pas exprimer des points de vue que les autres trouvent inadmissibles. »

Carl Jung

Tu serais une passoire avec des nouilles de plastique

… et que je serais inou-inversée déjà émancipée -
ou qui aime impressionnée -
avec la raideur de l’aimée, seulement-là, tu te serais entiché.

comme une patate noyée dans l’eau qui pousse malgré elle en faisant le bonheur de sa propriétaire

un mac à bé trop réfugié à embrasser, elle, avec le pubis collé prêt à t’avaler

tu te mors la queue, comme un aimant aimant communément ment

sans voir le soir trop noir, tu finis par boire et choir

Qui-brûle-un-château-fort

tu es une apparition
mais plus une dispariton

tu es une répétition
mais plus une allitération

tu es une illusion
mais plus une simulation

tu es une respiration
mais plus une expiration

tu es une ancre
que j’ai perdue

tu es une inspiration
mais plus une invention

Chair de recherche

Je suis Matamore

J’ai touché

J’étais branleuse

J’ai goûté, empoigné, éprouvé avec caoutchouc mou

Je les ai vidé de leur manque

Je les ai rempli de vide

Putasse en pâmoison puisses-tu te pencher

Que je pénétrasse ta carcasse

Que je jouissasse dans ta face

Jusqu’à ce que tu crevasses

paroles

«Voyez Mes frères, le printemps est venu ; la terre a reçu l’étreinte du soleil, et nous verrons bientôt les fruits de cet amour!
Chaque graine s’éveille et de même chaque animal prend vie. C’est à ce mystérieux pouvoir que nous devons nous aussi notre existence ; c’est pourquoi nous concédons à nos voisins, même à nos voisins animaux, le même droit qu’à nous d’habiter cette terre.
Pourtant, écoutez-moi, vous tous, nous avons maintenant affaire à une autre race, petite faible quand nos pères l’on rencontrée pour la première fois, mais aujourd’hui grande et arrogante.
Assez étrangement, ils ont dans l’idée de cultiver le sol et l’amour de posséder est chez eux une maladie.
Ces gens-là ont établi beaucoup de règles que les riches peuvent briser mais non les pauvres.
Ils prélèvent des taxes sur les pauvres et les faibles pour entretenir les riches qui gouvernent.
Ils revendiquent notre mère à tous, la terre, pour leur propres usages et se barricadent contre leurs voisins ; ils la défigurent avec leurs constructions et leurs ordures.
Cette nation est pareille à un torrent de neige fondue qui sort de son lit et détruit tout sur son passage.
Nous ne pouvons vivre côte à côte.»

Sitting Bull, Tatanka Iyotake, grand chef Sioux Hunkpapa - Discours prononcé en 1875

Jamais je n’aurais pu imaginer

Que quelques imbéciles jouent avec notre survivance

Être déçue de la vie à ce point aujourd’hui

Devoir renoncer à réunir des mondes inassouvis avec toi

Penser que l’envie de la fin soit si près de moi

Que ton empreinte soit indélébile sur ma peau

Devoir apprendre à assouvir moi-même ma soif difficile

Que tout le monde ne désire pas la même chose que moi pour le genre humain

Que le terrain d’expérimentation devienne désert

Que ta lumière me manquerait à ce point

Que ce soit si difficile

L’espace froid sur moi

Que l’histoire se répétasse aussi fidèlement

Que l’âge nous tiédisse tant