Coalition Faire Mieux
1460 Ontario est | (514) 521-5992 | Contactez-nous
Accueil | Êtes-vous dans la zone ? | Pourquoi demander un référendum | Activités et communiqués | Patrimoine de la Terrasse Ontario
Dossier de presse
- PROJET DE PHARMAPRIX, SUR ONTARIO ENCORE REFUSÉ | Jessy LaPointe - Le Ville-Marie | Dimanche 10 avril 2005 - p. 3
- Projet commercial dans le Centre-sud - Le pharmacien n'est pas le bienvenu | Jeanne Corriveau - Le Devoir | Édition du jeudi 9 juin 2005
- Patrimoine du Centre-Sud menacé | Source :Jean-Claude Grenier, 24 HEURES, 9 juin 205
- Des citoyens s'opposent à la construction d'un Pharmaprix | Jean-Maurice Duddin - Journal de Montréal | Jeudi 9 juin 2005, p. 20
- LE PROJET PHARMAPRIX EST ADOPTÉ | LE VILLE-MARIE - Le dimanche 12 juin 2005 - P1-5
- Précision de Robert Laramée sur le projet «Pharmaprix» | LE VILLE-MARIE - Le dimanche 19 juin 2005 - P3
- RETOUR SUR LE PROJET «PHARMAPRIX» | LE VILLE-MARIE - Le dimanche 19 juin 2005 - P3
- ASSEMBLEE A MINUIT MOINS UNE POUR LA COALITION FAIRE MIEUX | Tenue de registre le 29 juin sur le projet de Pharmaprix sur Ontario | Jessy LaPointe - Le Ville-Marie - Dimanche 26 juin 2005
- 1-0 pour la Coalition Faire-Mieux | Une bataille à suivre… | Manon Rivard - Collaboration spéciale - le 7 juillet 2005
PROJET DE PHARMAPRIX, SUR ONTARIO ENCORE REFUSÉ
Jessy LaPointe - Le Ville-Marie
Dimanche 10 avril 2005 - p. 3
La salle était pleine, pour la consultation publique au sujet du projet d'implantation d'un Pharmaprix sur la rue Ontario, au coin Champlain. Les nombreux arguments des opposants ont convaincu les élus, qui ont demandé au promoteur de retourner à ses planches à dessins.
Le projet consiste à démolir l'immeuble locatif à caractère patrimonial situé sur la rue Ontario, entre Champlain et Alexandre De Sève, bâti en 1885 et accueillant présentement un restaurant de la chaîne Euro-Snack. Le terrain accueillerait une pharmacie Pharmaprix chapeautée d'un étage de condos, ainsi qu'un stationnement donnant sur Ontario.
Cependant, le projet déroge aux règlements d'urbanisme à plusieurs titres, au point qu'il a reçu un avis défavorable du Comité consultatif d'urbanisme (CCU) de Ville-Marie à deux reprises. Le 18 novembre, le CCU avait souligné son opposition parce que le projet inclut la démolition d'un édifice jugé intéressant au niveau patrimonial. Il proposait plutôt de bâtir la pharmacie de l'autre côté de la rue. Le 17 mars, le CCU a redit «non», trouvant le stationnement en façade «déstructurant» et jugeant le nombre d'étages insuffisant. Bref, le projet déroge en termes de zonage (le côté du lot longeant la rue Champlain est zoné commercial), de nombre d'étages (les règlements d'urbanisme prévoient 3 étages à cet endroit) et d'aire de chargement, qui devrait être prévue à l'arrière du bâtiment.
Les interventions du public
Le curé de la paroisse Sacré-Cœur, Roger Dufresne, est venu dénoncer le projet: «On n'y prévoit qu'un étage de logements, et ce sont des condos, alors que nous manquons de logements abordables dans le quartier! De plus, nous n'avons pas beaucoup d'édifices patrimoniaux dans le quartier. Nous ne pouvons pas négocier ça, si nous voulons garder les beautés de notre quartier. Nous ne sommes pas un quartier à rabais!»
Pierre Mainville, du Regroupement des commerçants et propriétaires de la rue Ontario, est venu donner son appui au projet, pourvu que le promoteur installe son stationnement à l'arrière du bâtiment.
Paul Boyer, de l'Association des résidants et résidantes des Faubourgs de Montréal, a reconnu qu'un Pharmaprix pouvait constituer un moteur économique pour le quartier, mais a demandé qu'on intègre le bâtiment existant au projet, qu'on construise deux étages de logements et qu'on déplace le stationnement à l'arrière «pour ne pas répéter l'horreur du Château Champlain (sic)». [Il faut lire «Palais Montcalm» - APUM]
Philippe Côté est venu présenter un mémoire de l'Atelier du patrimoine urbain de Montréal, fortement en désaccord avec le projet. Outre les questions d'urbanisme, de démolition et de stationnement déjà soulevées, M. Côté rappelle que la Fondation du patrimoine religieux du Québec vient de dépenser 330 000$ pour la restauration du parvis de l'église Sacré-Cœur, de l'enceinte du presbytère, de la maçonnerie du chevet, de la toiture de l'église et de la cheminée du presbytère. «D'habitude, on ne construit pas en brique, mais en pierre grise autour d'une église», a souligné M. Côté, qui refuse que ce projet vienne gâcher les efforts de conservation du patrimoine.
Quelques-uns ont souligné qu'on retrouve déjà deux pharmacies dans un rayon de 700m. Un résidant, Jean-Claude Després, est cependant venu appuyer le projet: «Oui, il y a deux pharmacies tout près, mais elles n'offrent pas beaucoup de service, leurs heures d'ouverture sont trop réduites.» La propriétaire d'une des pharmacies des environs, Mme Desroches, est venue expliquer que le personnel des petites pharmacies s'attache aux gens et développe une vie de quartier. «Je suis peut-être à contre-courant de la tendance actuelle, qui est aux grandes surfaces de style Wal-Mart, mais je crois que notre offre de services personnalisés a encore sa place.»
Le promoteur du projet, Dave Owen, est venu défendre son projet: «Nous avons pris en compte les commentaires déjà émis et nous avons apporté des changements au projet.» Il a présenté une nouvelle maquette, sensiblement différente de celle faisant l'objet de ia consultation. Le conseiller Laramée a cependant souligné que cette nouvelle maquette ne pouvait pas être prise en compte, puisque la consultation portait sur les maquettes déposées le mois dernier. La nouvelle maquette devrait faire l'objet d'une nouvelle analyse.
M. Owen a expliqué qu'il serait difficile de concevoir un projet prévoyant deux étages de logements, puisque le Pharmaprix occuperait déjà une hauteur telle qu'en ajoutant deux étages au-dessus, on dérogerait à la limite de hauteur de 12,5 mètres fixée dans cette zone.
« Nous croyons aussi que ce projet permettra l'installation de familles de la classe moyenne, puisque si nous vendons les condos, leur prix oscillera entre 80 000$ et 150 000$. Cependant, en ce qui a trait au stationnement, nous estimons toujours qu'un stationnement à l'arrière du bâtiment pourrait poser des problèmes de sécurité. Quoi qu'il en soit, ce projet serait un déclencheur de la revitalisation de la rue Ontario», a ajouté M. Owen.
Éric Michaud, du Comité logement Centre-Sud, est venu s'opposer au projet. «La demande de démolition qui vous a été acheminée n'était même pas accompagnée d'un plan de relocalisation des résidants actuels. Sur cette seule base, elle devrait être refusée! De toute manière, le projet consiste à démolir six logements locatifs à bas prix, alors qu'ils en manque tant dans le quartier. Comme élus, vous devez vous poser la question: Qui prime? Les résidants du bâtiment actuel, ou les clients qui vont venir parquer leur char?»
Joseph Therrien, un résident du bâtiment actuel, est venu dénoncer la situation: «Je suis locataire à cet endroit depuis dix ans. Pour moi, ce n'est pas qu'un bâtiment: c'est mon milieu de vie. Je ne suis donc pas d'accord avec le projet de démolition. Aussi, j'aimerais éviter que ça arrive à d'autres locataires qui pourraient se retrouver évincés par une démolition et en l'apprenant par les journaux, comme ca a été mon cas.»
Laramée contre, les autres hésitent
Un peu plus tard, à l'occasion de la séance du conseil d'arrondissement, le conseiller Robert Laramée a voté contre le projet. Ses collègues Martin Lemay et Louise O'Sullivan ont plutôt choisi de retirer le point de l'ordre du jour, question de laisser encore du temps au promoteur David Owen pour revoir son projet.
Projet commercial dans le Centre-sud - Le pharmacien n'est pas le bienvenu
Jeanne Corriveau - Le Devoir
Édition du jeudi 9 juin 2005
Mots clés : Montréal, Municipalité, Magasin, centre-sud
Une coalition de citoyens et d'organismes communautaires du quartier Centre-Sud tentera de bloquer, par voie de référendum, un projet immobilier sur la rue Ontario Est, à l'angle de la rue Champlain. Les membres de la coalition souhaitent ainsi éviter la démolition d'un édifice qui, selon eux, présente une valeur patrimoniale.
L'arrondissement a déjà donné son aval au projet du promoteur David Owen. Celui-ci prévoit la construction d'un édifice de deux étages qui abritera un Pharmaprix au rez-de-chaussée ainsi que 14 condos à l'étage supérieur, en plus d'un stationnement aménagé à l'angle des rue Ontario et Alexandre-de-Sève. Sa réalisation entraînera la démolition d'un immeuble abritant un restaurant EuroSnack et forcera l'expulsion de six locataires qui bénéficient de loyers modiques, une denrée de plus en plus rare. L'un d'eux, a-t-on appris hier, paie actuellement 250 $ par mois pour son quatre-et-demi.
Des citoyens et des groupes communautaires, dont le Comité logement Centre-Sud, ont à maintes reprises tenté de convaincre les élus municipaux de rejeter le projet. En vain. Regroupés au sein d'une coalition à laquelle se sont joints Héritage Montréal et le FRAPRU, ils ont demandé l'ouverture d'un registre. Si le nombre requis de signatures est obtenu, soit 248, les citoyens des zones contiguës pourront se prononcer sur le projet lors d'un référendum. En conférence de presse hier, ils ont fait valoir que le projet déroge au plan d'urbanisme, brise la trame urbaine de cette rue commerciale et entraînerait la disparition de six logements abordables, sans compter que le quartier perdrait un édifice ayant une valeur patrimoniale. Ils ont également suggéré que le stationnement soit aménagé à l'arrière du bâtiment plutôt que le long de la rue Ontario.
Présent à la conférence de presse, le promoteur n'a pas caché son exaspération. «Notre projet a été modifié plusieurs fois pour tenir compte des commentaires des citoyens», a expliqué David Owen, qui a précisé que certains éléments architecturaux ont été améliorés. L'édifice qui sera démoli n'a pas la valeur patrimoniale que lui prête la coalition, a-t-il fait valoir en citant l'avis qu'il a obtenu d'un expert. Quant aux six logements perdus, ils seront remplacés par 14 condos dont le prix de vente variera entre 80 000 et 150 000 $, un prix qu'il juge fort raisonnable.
Patrimoine du Centre-Sud menacé
Source :Jean-Claude Grenier, 24 HEURES, 9 juin 205
Un projet de construction d'une succursale de Pharmaprix à l'intersection des rues Ontario et Champlain menace le patrimoine local. Des résidants, commerçants et des organismes regroupés au sein de la Coalition Faire Mieux montent aux barricades pour protéger un bâtiment construit il y a près de 150 ans et qui comprend six logements abordables.
Selon la Coalition, l'architecture du bâtiment est d'une valeur patrimoniale inestimable. Les membres de la Coalition sont préoccupés par l'aménagement d'un stationnement de surface en front de rue sur Ontario, ce qui contrevient au plan d'urbanisme récemment adopté.
" Au lieu de tout démolir, le promoteur devrait installer le commerce dans l'immeuble et procéder à un agrandissement. Les locataires pourraient ainsi demeurer à l'étage supérieur", indique Louise LaRue, de la Coalition Faire Mieux.
La Coalition a initié un registre de signatures et demande la tenue d'un référendum.
Des citoyens s'opposent à la
construction d'un Pharmaprix
Bataille rangée des citoyens du Centre-Sud pour
empêcher la démolition de l'immeuble du
restaurant Eurosnack et de ses six logements au profit
d'une nouvelle pharmacie Pharmaprix!
Jean-Maurice Duddin - Journal de Montréal
Jeudi 9 juin 2005, p. 20

Photos (Raynald LEBLANC)
L'édifice du Eurosnack
de la rue Ontario est visé par les pics des démolisseurs
pour être remplacé par une pharmacie. En
mortaise, le promoteur David Owen.
Les groupes communautaires se sont ligués contre le projet de Pharmaprix à l'angle des rues Ontario et Champlain. Le projet dénature la trame urbaine, va à l'encontre du plan d'urbanisme et évince des locataires à loyers modiques, clament le Comité logement Centre-Sud, l'Association des résidants des faubourgs de Montréal, Héritage Montréal, l'Atelier pour le patrimoine urbain et certains commerçants de la rue Ontario. Le promoteur David Owen réplique que son projet de 3,5 millions de dollars va permettre non pas de démolir six logements, mais d'en offrir 14 nouveaux, soit en copropriété à prix modique (80000 à 130000 $), ou en location, de 600 $ à 850 $ par mois pour des 3 1/2 et des 4 1/2. Déjà, cinq des six locataires ont accepté 5000 $ chacun pour vider les lieux. Le seul réfractaire, Joseph Terrien, habite son 4 1/2 depuis dix ans et ne paie que 250 $ par mois.
La représentante des commerçants, la pharmacienne indépendante Danielle Desroches, dont le commerce est à un coin de rue de la future Pharmaprix, dit que le stationnement sur la rue Ontario de la future pharmacie grande surface dénature la trame urbaine. Le stationnement remplacerait pourtant simplement un terrain vacant occupé auparavant par une station-service. Dinu Bumbaru, d'Héritage Montréal, déplore que le plan d'urbanisme ne soit pas suivi à la lettre et que la conservation d'édifices patrimoniaux de moindre valeur fait quand même partie des obligations des élus. « Le patrimoine, ce n'est pas juste de poser des moulures sur des édifices neufs! ». Le promoteur a en effet bonifié son projet pour ajouter des mansardes et des toits en corniches à sa pharmacie pour rappeler l'immeuble visé par la démolition.
Entre-temps, c'est l'appel à la mobilisation. Les citoyens ont besoin de 250 signatures pour forcer la tenue d'un référendum sur le projet, référendum qui coûterait 25000 $ à l'arrondissement Ville-Marie. Le maire de l'arrondissement, Martin Lemay a préféré ne pas commenter le projet, qu'il approuve, alors que son collègue Robert Laramée s'y oppose farouchement depuis des mois.
LE PROJET PHARMAPRIX EST ADOPTÉ
LE VILLE-MARIE - Le dimanche 12 juin 2005 - P1-5
Le projet du promoteur Owen a été adopté, mardi le 7 juin, par le maire Martin Lemay, ainsi que par la conseillère Louise O'Sullivan lors du conseil d'arrondissement.
Bien qu'elle ait longuement hésité, la conseillère de Peter McGill a finalement penché en faveur du projet du Pharmaprix de la rue Ontario. «J'aurais aimé reporter mon choix, mais ce n'est pas possible. J'ai eu 2 versionsdes faits et ça me brise le cœur de devoir choisir ainsi» a-t-elle expliqué après avoir suspendu les travaux deux fois durant l'assemblée. Elle a par contre promis aux citoyens présents «d'amasser les 248 signatures nécessaires à l'ouverture des registres», si jamais son choix s'avérait erroné.
Le maire à quant à lui gardé la même ligne depuis le tout début. D'après lui, le projet permettrait d'éliminer un terrain vague et aiderait, d'une certaine façon, à la revitalisation de cette rue. «Bien sûr, le projet aurait pu être amélioré, comme plusieurs autres projets que nous avons adoptés auparavant, mais il est tout de même très intéressant», a-t-il confié.
Le seul à s'y opposer fermement demeure le conseiller Robert Laramée. I1 est inconçable selon lui que ce soit à l'arrondissement de plier aux désirs du promoteur et non le contraire. «Notre: argent pourrait servir à d'autres projets bien plus profitables pour Ville-Marie», s'indigne-t-il.
Pendant ce temps
Maintenant que le projet a été adopté, le seul recours possible pour les citoyens qui sont contre le projet est d'amasser 248 signatures pour faire ouvrir les registres et ainsi obtenir un référendum. La Coalition Faire Mieux, composée de nombreux résidants et commerçants du secteur ainsi que de l'Association des résidants des Faubourgs, du Comité logement Centre-Sud, de l'Atelier du patrimoine urbain, d'Héritage Montréal et du FRAPRU, a lancé, le 8 juin, sa campagne d'ouverture d'un registre de signatures. Selon cette coalition, il y aurait possibilité que le Pharmaprix soit mieux intégré au quartier.
« On ne s'y oppose pas, on croit seulement qu'ils peuvent faire mieux», soutient Louise Larue, membre de la coalition.
Ces gens voudraient conserver les six logements abordables qui seraient détruits avec la construction du projet. Ils demandent également que le stationnement soit situé à l'arrière du bâtiment et non à l'avant, tel que prévu et finalement, ils souhaitent que le plan d'urbanisme soit respecté. «On sait pertinemment que plusieurs citoyens ne sont pas au courant de ce projet. On aura donc une mission de sensibilisation importante à faire dans les prochains jours. C'est un fardeau qui est lourd à porter pour les citoyens, mais nous sommes prêts à relever le défi et nous aurons au moins 248 signatures», assure Louise Larue.
Légende - (Photo de courtoisie) : Le projet du Pharmaprix de la rue Ontario ne fait toujours pas l'unanimité, bien qu'il ait été adopté lors du dernier conseil d'arrondissement.
Précision de Robert Laramée sur le projet «Pharmaprix»
LE VILLE-MARIE - Le dimanche 19 juin 2005 - P3
Le président du comité consultatif d'urbanisme et conseiller de SaintJacques, Robert Laramée, tient à apporter quelques précisions concernant l'article sur le projet «Pharmaprix» qui a été publié à la une de l'hebdomadaire Le Ville-Marie du dimanche 12 juin. (lire ci-dessous)
Monsieur Laramée a été cité ainsi: «notre argent pourrait servir à d'autres projets bien plus profitables pour Ville-Marie». Monsieur Laramée parlait à ce moment-là des sommes d'argent que devra investir l'Arrondissement pour l'ouverture du registre et éventuellement la tenue d'un référendum qui pourrait suivre si le nombre de 248 signatures est atteint. «On parle d'un investissement de 25 000$ à 30 000$ pour l'ouverture du registre et la tenue du référendum pour un projet qui a soulevé une forte opposition chez la population environnante. Je crois toujours que ces sommes d'argent auraient pu être mieux utilisées notamment pour financer des activités sociocommunautaires», précise Monsieur Laramée.
RETOUR SUR LE PROJET «PHARMAPRIX»
LE VILLE-MARIE - Le dimanche 19 juin 2005 - P3
La Coalition Faire Mieux tient une assemblée publique afin d'exposer les enjeux du projet «Pharmaprix» situé sur la rue Ontario, entre les rues Champlain et Alexandre de Sève. L'organisme invite les citoyens à signer le registre afin d'obtenir un référendum sur le projet.
L'assemblée publique aura lieu au Centre St-Pierre, le 20 juin à 18h30 au 1212 rue Panet, salle 203. Dinu Bumbaru d'Héritage Montréal exposera brièvement la nécessité de respecter le plan d'urbanisme et l'importance de maintenir les vestiges immobiliers de son quartier.
Rappelons que la Coalition Faire Mieux veut améliorer
le projet et demande le respect de la trame urbaine et
particulièrement,
la continuité de la trame commerciale sur la rue
Ontario conformément au plan d'urbanisme de Ville-Marie;
la préservation d'un immeuble représentatif
du patrimoine populaire situé au coin Ontario
et Champlain qui devra disparaître avec l'implantation
du projet «Pharmaprix»;
le maintien de six
logements abordables qui seront démolis,
et ce, dans un contexte de pénurie de logements
abordables. Elle demande aussi la suppression du stationnement
sur Ontario.
La Coalition Faire Mieux, qui vient tout juste d'ouvrir un local permanent au 1460 rue Ontario Est, regroupe des citoyens, des commerçants et des organismes dont l'Association des résidants et résidantes des Faubourgs de Montréal, le Comité logement Centre-Sud, l'Atelier du patrimoine urbain de Montréal, le FRAPRU et Héritage Montréal. Il s'agit d'une vaste coalition qui regroupe pour une première fois des gens qui ont un objectif commun d'amélioration de la qualité de vie de leur quartier.
ASSEMBLEE A MINUIT MOINS UNE POUR LA COALITION FAIRE MIEUX
Tenue de registre le 29 juin sur le projet de Pharmaprix sur Ontario
Jessy LaPointe - Le Ville-Marie - Dimanche 26 juin 2005

(Photo: Jacques Pharand)
Les membres du panel de l'assemblée publique du 20 juin dernier : (dans le désordre) François Robillard de l'Association des résidants et des résidantes des Faubourgs de Montréal (ARRFM), le modérateur Luc Belhomme, Didier Heckel de l'ARRFM, Philippe Côté de l'Atelier du patrimoine urbain de Montréal, Éric Michaud du Comité logement Centre-Sud et Louise La Rue, de la Coalition. (Plan: Coalition Faire Mieux)
Sur cette carte figurent, grosso modo, les zones où les résidants et commercants sont habilités à signer le registre du 29 1uin.
La Coalition Faire Mieux tenait lundi dernier le 20 juin une assemblée publique à laquelle une quarantaine de personnes ont pris part. Cette coalition d'organismes et de résidants veut convaincre les élus de l'Arrondissement de Ville-Marie de faire apporter des changements au proJet de construction d'un Pharmaprix sur la rue Ontario. L'assemblée de lundi était aussi un moyen de prendre un dernier élan en vue de la campagne de signature du registre, qui sera ouvert mercredi prochain.
« Le but de la Coalition n'est pas de faire avorter le projet. C'est d'ailleurs pourquoi elle s'appelle Faire Mieux: nous voulons simplement convaincre les élus et le promoteur d'apporter certaines améliorations au projet pour qu'il s'intègre mieux à la rue Ontario. Nous sommes d'accord avec le développement économique de la rue Ontario, mais nous ne sommes pas un quartier à rabais», explique Louise La Rue, coordonnatrice de la Coalition.
Cet objectif de faire améliorer le projet a amené plusieurs groupes aux intérêts parfois divergents, comme l'Association des résidants et des résidantes des Faubourgs de Montréal et le Comité logement Centre-Sud, à faire équipe.
Rappelons que la Coalition Faire Mieux veut améliorer le projet et demande le respect de la trame urbaine et particulièrement, la continuité de la trame commerciale sur la rue Ontario conformément au plan d'urbanisme de Ville-Marie; la préservation d'un immeuble représentatif du patrimoine populaire situé au coin Ontario et Champlain qui devra disparaître avec l'implantation du projet «Pharmaprix»; le maintien de six logements abordables qui seront démolis, et ce, dans un contexte de pénurie de logements abordables. Elle demande aussi la suppression du stationnement sur Ontario.
« Plusieurs personnes ont soulevé la problématique du stationnement qui donnerait sur la rue Ontario, au coin de la rue Alexandre-De Sève. On se demande entre autres pourquoi le promoteur et l'Arrondissement déploient autant d'efforts pour faire. accepter l'idée d'un stationnement à cet endroit, au point où plusieurs. se demandent s'il ne s'agit pas simple ment d'une manière d'éviter d'avoir à décontaminer ce site, qui doit bien être contaminé quoi qu'on en dise puisqu'il a déjà été occupé par une station-service...», explique Louise La Rue, de la Coalition.
Entre autres, Philippe Côté de l'Atelier de patrimoine urbain de Montréal a présenté l'historique de la Terrasse Ontario et a proposé des moyens de rendre visible le noyau urbain de la paroisse Sacré-Cœur.
É ric Michaud, du Comité logement Centre-Sud, a questionné la disparition de logements à prix modique à la suite de la démolition du bâtiment existant (où loge un Euro-Snack).
Le promoteur du projet, David Owen, a assisté aux présentations du début de l'assemblée, puis a quitté sans dire mot.
Site Internet
La Coalition a par ailleurs présenté son site Internet fairemieux.qc.ca, où elle présente son historique, son argumentaire et ses membres, tout en donnant les informations pratiques en vue des prochaines étapes administratives du projet de construction du Pharmaprix.
Le registre
« C'était aussi une occasion de rappeler aux gens qu'il n'y aura qu'une seule journée de tenue du registre, le 29 juin de 9h à l9h, au 5e étage du 888, De Maisonneuve Est, explique Mme La Rue. Nous avons aussi rappelé que la Coalition est prête à organiser du transport. Il suffit de nous joindre au 521-5992.»
C'est que le registre représente tout un défi, pour la Coalition. «La nature du projet a forcé l'ouverture de plusieurs zones à haute densité de population. Il nous faudra donc recueillir 248 signatures, sur un territoire regroupant un peu plus de 2300 personnes. Cela nous rend la tâche un peu plus difficile, du point de vue de la démocratie, mais nous sommes enthousiastes. Si le registre est signé par le nombre suffisant de personnes, les élus n'auront d'autre choix que de retirer le projet le temps de permettre au promoteur de le réviser, ou d'aller en référendum. Donc, si le registre est signé, les élus vont devoir apprendre à écouter la population. La balle sera dans leur camp. Le plan d'urbanisme de Ville-Marie a été accepté par les résidants, qui ont participé aux rencontres en vue de son élaboration. Les élus devraient donc s'y conformer», explique Mme La Rue.
Rappelons que Robert Laramée le conseiller municipal du district Saint-Jacques, où se trouve le terrain visé, a voté contre le projet. Son collègue de Sainte-Marie et maire de l'Arrondissement, Martin Lemay, a voté pour. Quant à la conseillère de Peter-McGill, Louise O'Sullivan, elle a finalement voté pour, tout en soutenant que ce vote avait été déchirant.
Les résidants qui font partie des zones visées doivent se présenter avec une pièce d'identité jumelée à une photo, pour signer le registre. Donc, soit leur permis de conduire, ou une combinaison de carte d'assurance-maladie avec une facture à l'adresse de résidence ou un passeport avec une facture à l'adresse de résidence. Les commerçants et les représentants d'entreprises doivent se présenter avec une procuration.
1-0 pour la Coalition Faire-Mieux
Une bataille à suivre…
Manon Rivard - Collaboration spéciale - le 7 juillet 2005
Le 29 juin dernier, les résidants du quartier ont gagné une première manche. Ils ont manifesté clairement leur désaccord au projet de l'implantation d'un Pharmaprix qui s'établirait sur la rue Ontario, entre Champlain et Alexandre De Sève. Un total de 337 signatures a été amassé : « C'est 40% de plus qu'il nous en fallait », souligne fièrement Louise La Rue, membre de la Coalition Faire-Mieux. « C'est un bel exercice de démocratie municipale et pour nous c'est une victoire claire […] les gens se sont exprimés », ajoute-t-elle. Le registre a même été signé par deux élus sur trois, ce qui signifie que le débat prendra maintenant une toute autre dimension.
Le projet a semé une telle controverse chez les gens du quartier qu'ils se sont même unis pour exprimer leur opposition en créant la Coalition Faire Mieux. Tous sont montés aux barricades, rassemblant ainsi plusieurs organismes dont le Comité logement Centre sud, l'Association des résidants et résidantes des faubourgs de Montréal, l'Atelier du Patrimoine Urbain, Héritage Montréal, des résidants et résidantes de Montréal ainsi que plusieurs commerces.
La Coalition rappelle les grandes lignes du dossier. Selon eux, le promoteur semble avoir négligé quelques aspects lors du choix de l'emplacement de son Pharmaprix. Notamment avec la création d'un stationnement qui donne sur la rue Ontario et qui ne respecte pas le plan d'urbanisme approuvé récemment par les élus et la population de Centre-Sud: « Le plan prévoit que la trame commerciale soit continue sur la rue Ontario. […] et de mettre un stationnement c'est, selon nous, affaiblir la rue Ontario » . Mis à part ce stationnement, il y a aussi le choix de l'édifice. En plus d'être à caractère patrimonial, l'immeuble propose six appartements à prix raisonnable: « C'est un immeuble qui mérite d'être conservé. D'autant plus qu'on est dans une crise du logement et que c'est particulièrement ce genre d'appartement qui est rare, et encore plus rare dans Centre-Sud! ». Madame La Rue ajoute que c'est sans aucun doute une excellente raison pour préserver la propriété qui a plus de 150 ans d'histoire. Des solutions ?
Si ce terrain ne fait pas l'unanimité, y a-t-il d'autres solutions pour le promoteur ? Mme La Rue affirme que oui : « Il y a moyen de développer ce projet sur la rue Ontario en respectant l'immeuble en place et en faisant en sorte qu'il n'y ait pas un stationnement faisant front à la rue Ontario [...] tout en ne dérogeant pas du plan d'urbanisme ».
La Coalition reste ferme et continue d'être favorable à l'implantation d'un Pharmaprix dans leur quartier, mais souhaite avant tout être entendu par le promoteur: « On n'est pas contre l'implantation d'une pharmacie dans Centre-Sud […] mais on veut que le projet respecte le quartier », précise-t-elle.
Cette bataille qui est menée par les résidants de Centre-Sud fait preuve de leur acharnement pour la préservation de leur quartier : « C'est un signal clair qui est envoyé au promoteur et tous les autres qui viendront réaliser des projets dans le quartier […] on ne veut pas de quartier à rabais, confirme Louise La Rue. Ça rappelle à nos élus qu'ils doivent écouter la population et prendre en considération ce que la population souhaite vraiment »
Et maintenant que reste-t-il ? Les efforts des citoyens auront-ils été vains ? « La balle est dans le camp des élus. C'est aux élus de réviser leurs positions […] le message est clair et maintenant on va voir s'ils écoutent ou non les résidants et les commerçants qui ont donné le signal […] », conclue Louise La Rue.
Une bataille à suivre… Manon Rivard - Collaboration spéciale - le 7 juillet 2005
Droits de reproduction et de diffusion réservés © arrondissement.com
Usage strictement personnel. L'utilisateur reconnaît
avoir pris connaissance des conditions d'utilisation du site,
en accepter et en respecter les dispositions.